Le blog de Marc Dubuisson

samedi 19 septembre 2015

Récap'


Je ne poste plus grand chose sur ce blog car je suis surtout actif sur les réseaux sociaux et sur certaines plateformes en ligne.
Vous pouvez donc retrouver mes différentes contributions :

Sinon, je sors aussi des livres, parfois.

Et au niveau des archives :

Voilà. N'hésitez pas à me contacter via ce blog ou les réseaux sociaux.

Gros kiss

Marc

Oufti ! Les pauvres malheureux.

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lundi 15 juillet 2013

Trente

Trente comme le nombre de printemps que je viens d’atteindre même si dans les faits, c'est un peu l'été qui se termine.

A trente ans, on aime bien se plaindre. On relègue ses connaissances de 28 ans au statut de petits jeunes et on joue les vieux briscards brisés par le temps qui passe en attirant l’attention sur ces quelques cheveux blancs qui nous rendent si proches de la fin. Bon, moi, les cheveux blancs, je les ai depuis mes 18 ans donc je me rabats sur ma barbe. Je vous jure que trois jours à peine après la date fatidique, j’y ai décelé au moins 3 poils blancs, ce qui m’a fichu un sacré cou au moral même si je suis conscient que je n’ai pas encore atteint le stade ultime.

Petite aparté : En effet, la vieillesse passe par 3 stades capillaires que je m’en vais immédiatement vous citer (parce que, malgré un lobbying acharné de ma part, ils n’ont pas encore été validés par Wikipedia) :

1. Stade primaire : le premier cheveu blanc
2. Stade secondaire : le premier poil de barbe blanc
3. Stade suicidaire : le premier poil pubien blanc.

Autant vous dire que lorsque j’aurai atteint le point 3, je passerai certainement mes journées enfermé chez moi à me regarder en boucle Goldorak et la première génération des Années Collège.

Remarquez, malgré le noir corbeau de ma toison pubienne, on n’en est déjà pas loin. A trente ans, on aime se remémorer, la larme à l’oeil et les Spice Girls dans le lecteur CD, tout ce qui faisait notre vie quotidienne dans notre adolescence, en prenant évidemment bien soin de rester entre initiés (entendez un public de 29 à 31 ans) et en faisant passer le message aux autres que, voyez-vous, ils ne peuvent pas comprendre. Il y a là comme une forme d’indécence par rapport aux aînés. En effet, se complaindre egoïstement devant un sexagénaire sur comment on est quand même vachement plus vieux quand on a 30 ans que quand on en avait 29 revient un peu à se plaindre devant sa femme de ménage que malheureusement, on ne pourra pas aller à Cuba cette année parce que vous comprenez, depuis qu’on a acheté la maison, on doit se serrer la ceinture et qu’on ne pourra même pas changer son iPhone 4 pour le 5 et que c’est la Crise, vous ne trouvez pas ?

Alors oui, à 30 ans, on a évolué. On a troqué sa mère pour une femme de ménage (ou pour une femme tout court pour les moins dépensiers), on délaisse les hamburgers gras du McDo pour les sandwichs fâdes d’Exki, on ne télécharge plus illégalement le dernier album de Coldplay, on l’écoute gratuitement sur Spotify, on ne danse plus en discothèque avec ses amis sur des morceaux de Madonna, on discute autour d’un plateau-fromages en écoutant le dernier Lady Gaga. Bref, on est une toute autre personne, quoi.

Mais tandis qu'au même âge, mon père gérait sa propre agence bancaire et était l'heureux (?) géniteur de trois marmots, moi, j'ai une peluche "Monsieur Krabs" dans ma salle à manger.

De toute façon, je sais bien que, idéalement, j’aurais dû mourir à 27 ans. 27 ans, c’est l’âge cool, c’est le club des morts étincelantes, c’est l’opportunité de rejoindre Kurt, Jimmy et Janice au panthéon des artistes torturés au rayonnement éternel. Mais depuis deux ans, je sais que de toute façon, quoi que je fasse, je mourrai comme un con, parce que je n’aurai pas su saisir ma chance quand il en était encore temps.

J’ai trente ans mais dans le fond, je m’en fous. Si dans un peu moins de 365 jours, je me trouve moins con qu’il y a deux semaines, ce sera déjà pas si mal.

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